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24.07.2008

To

Sand affi lem. Jintu kan san to. Pur marast fur to.

Je parle je parle et tu ne me comprends pas. Je vais pleurer et crier et dire, comme un enfant de douze ans, que je suis incompris, sarli.

Je veux dire tellement de choses, ma rose. Filisan to man. Je ne sais pas comment m'exprimer, ioné.

Quand on ne peut que sentir, que les mots n'atteignent plus la bouche, quand le verbe reste dans le thorax emprisonné, je suis comme une larve de fourmi, si inerte et si pleine de vie, ini.

Sar nal mati gur tand'ini? Hein? Dis.

Les jours défilent, ainsi défile la vie. Le temps passe, konas. Dans mon délire j'entrevois du bleu, j'en suis sûr. Dans mes rêves, des images vieilles de quinze années, nraäné, des tigres me courant après, nraäné, et je ne peux rien dire. Un homme me poignarde le dos, puis tente de me trancher la gorge, et tout ce que je trouve à débiter, aramné, c'est "porge! isni ma sanyu to!". C'est pénible.

Je vais dormir, pour lui faire face à nouveau.

 

 

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