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09.09.2008

Drama Queens

 

podcast

 

Ca me tue que tu croies que tout t'est dû. Toi toi... et celles qui te ressemblent. Oui, elles qui croient qu'en bougeant leur bassin, elles dessinent l'histoire de l'humanité.

Ces femmes-là, qui passent leurs nuits à pleurer, parce qu'elles ont trop refusé le bonheur offert à elles, parce qu'elles veulent dessiner, comme le Dieu des chrétiens, l'homme à leur image. Elles se sont trompées.


Qu'ont-elles à offrir de plus que les autres? Telle est la question que je me pose. Rongées par leurs complexes enfouis, elles crachent le venin féminin en se regardant danser la salsa. Un pas puis un autre à la recherche du regard qui les désire. Car elles se regardent tout le temps. Elles ont une flopée de caméras autour d’elles, et s’observent vivre. Elles écrivent le scénario de leur vie, et le jouent. Elles sont le personnage principal de leur blockbuster. Mieux encore, elles écrivent le rôle des autres, et se crispent, sont dérangées, obsédées par ces minables acteurs qui commencent à improviser, qui commencent à se mettre dans la peau de personnages différents de ceux qu’elles le leur ont écrit. Puis elles pleurent de grosses larmes en se regardant pleurer de grosses larmes, se disent qu’elles sont les victimes de leur destin, qu’elles sont condamnées au malheur éternel. Elles ne croient pas si bien dire.


Elles bâtissent des montagnes sur les mots des hommes, des mots qu’elles provoquent elles-mêmes, des mots écrits dans leur script, pour se sentir aimées et désirées. Un « je t’aime » attendant un « moi aussi ». Un « tu as envie de moi ? » attendant un « Oui j’ai envie de toi », un « Je n’aime pas ci » et un « je n’aime pas ça ». Pour elles, les hommes sont un kit de vibrations, avec plus ou moins d’options. Elles veulent simplement faire le cumul des options qu’elles préfèrent. « Lui il me fait rire, mais il n’est pas très intelligent, par contre, lui, il est très intelligent mais Dieu qu’il est chiant. Tu me vois à une soirée avec un mort à mes bras ? ». Non. Je ne te vois pas, et personne ne te voit. C’est simplement toi qui n’arrête pas de te voir. Comme ces femmes cherchent à faire correspondre un scénario à la réalité, comme elles considèrent les autres uniquement par leur capacités à leur fournir des émotions, elles trouvent le monde d’un formidable ennui, car pour elles, les hommes et les expériences sont pareils en tant que tels, ils diffèrent simplement par ce qu’ils donnent à l’écran.


Elles savent bien qu’elles créent un scénario. Elles le savent très bien. Ce qui les fait tenir, c’est qu’elles croient qu’il peut réellement se réaliser, parce que souvent, lorsqu’elles titillent l’égo des hommes, ceux-ci deviennent obsédés, et entrent dans le côté malsain de leur jeu de rôles. Elles inspirent un profond désir de possession, qui une fois assouvi, n’a plus lieu d’être. Le malheur frappe ainsi régulièrement à leur porte, et sur une musique de violon, composée par leur imaginaire fleuri, elles pleurent encore, et se regardent encore pleurer.


Je ne vous dois donc rien, femmes. Arrêtez donc de provoquer mon égo et de vouloir me faire croire à vos illusions. Je ne suis pas à l’écran. Je ne suis pas celui avec lequel vous prendrez des poses au photomaton pour nourrir vos monstres avides de souvenirs, ni celui qui vous offrira des cadeaux que vous placerez dans vos armoires à amours vengeurs, pour les comparer aux autres.


Je suis triste de vous dire, vous, que vous n’avez de différent des autres qu’un instrument de torture qui vous écartèle et vous empêche de respirer, et qui crée de faux sentiments chez vos acteurs, sentiments qui s’évanouissent au premier coup de vent. Vous pleurez, et vous pleurerez encore. Débranchez donc tous ces câbles, et commencez donc à vivre le jour.


Donnez pour exister. Donnez donc un gramme de sentiments. Votre corps et votre air d’ange plein de malice, appât pour le passant, n’est que le reflet criant et hystérique du vide de votre vie aux passions artificielles. Donnez donc mieux, donnez donc de vous, garces, pour pouvoir espérer toucher le vrai, l’essence de votre existence.

authentic_drama_queen.jpg

Vous pouvez penser que je n’en dis pas assez. Vous pouvez penser que j’en dis trop. Vous pouvez penser que je souffre de vous voir exister parce que je suis tellement attiré par vous, car en manque de défis, car égocentrique, car égoïste. Vous pouvez aussi simplement vous dire que je suis aigri, et vous auriez raison.

Commentaires

Just :)

Ecrit par : kattoussa | 09.09.2008

"Je suis triste de vous dire, vous, que vous n’avez de différent des autres qu’un instrument de torture"

euh non, ça c'est vous qui l'avez monsieur :p
m'enfin, ça dépend de la taille :p

Ecrit par : h&m | 10.09.2008

"Pour elles, les hommes sont un kit de vibrations, avec plus ou moins d’options. Elles veulent simplement faire le cumul des options qu’elles préfèrent. « Lui il me fait rire, mais il n’est pas très intelligent, par contre, lui, il est très intelligent mais Dieu qu’il est chiant. Tu me vois à une soirée avec un mort à mes bras ? ». Non. Je ne te vois pas, et personne ne te voit. C’est simplement toi qui n’arrête pas de te voir. Comme ces femmes cherchent à faire correspondre un scénario à la réalité, comme elles considèrent les autres uniquement par leur capacités à leur fournir des émotions, elles trouvent le monde d’un formidable ennui, car pour elles, les hommes et les expériences sont pareils en tant que tels, ils diffèrent simplement par ce qu’ils donnent à l’écran."

Juste pour le plaisir de te citer. Piège parfait du processus vital dont nous sommes tous les esclaves aveugles. S'affranchir, enfin, un jour, une nuit peut être?...
La classe Sam

Ecrit par : Fatalis | 27.11.2008

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